ISSN 2271-1813

 

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Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 1042

NOUVELLES LITTÉRAIRES 4 (1751)

1Titres Nouvelles littéraires par une Société de Gens de Lettres, ouvrage hebdomadaire, proposé par souscription.

2Dates Ce périodique resta à l'état de projet. Il aurait dû commencer au 1er janvier 1751. Date du prospectus: décembre 1750. Périodicité annoncée: bihebdomadaire.

3Description Devise: Veritati & virtuti.

4Publication Adresses: «à Mr. Pissot, Quay des Augustins, à Paris; à Mr. Marc Michel Rey, à Amsterdam; à Mrs. Petit & du Moutier, à Hambourg».

Libraires associés: pour les souscriptions étaient donnés le nom et l'adresse de 33 autres libraires de France, Pays-Bas, Suède, Danemark, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Angleterre.

Un tirage à 1000 exemplaires était prévu. Les souscriptions étaient proposées à 24 # tournois par an, payables par trimestre, pour 104 feuilles.

5Collaborateurs Fondateur: Laurent Angliviel de LA BEAUMELLE en association avec M.M. Rey.

Collaborateurs prévus: Jean Angliviel, Méhégan, Morand.

6Contenu Contenu annoncé: «Embrasser toutes les sciences, tous les arts, toutes les parties du monde savant». «Un corps aussi vaste que l'est celui du Monde Pensant a besoin d'une voie de communication» rapide et qui rapproche «les espaces immenses qui séparent les différentes provinces de ce grand empire».

8Bibliographie Mentions dans la presse du temps: Journal des savants, 12 déc. 1750. – Lauriol C., La Beaumelle. Un protestant cévenol entre Montesquieu et Voltaire, Genève, 1978, p. 214-216.

Historique M.M. Rey et La Beaumelle, l'un comme «associé gérant et débiteur», l'autre comme «associé éditeur», signèrent un contrat le 9 décembre 1750 à Amsterdam. Durant son séjour à Paris, La Beaumelle avait conçu cette entreprise ambitieuse, qu'il proposa à Rey lors de son passage à Amsterdam en route pour Copenhague. Rey devait faire l'avance des frais, La Beaumelle se chargeait des correspondants. Le frère de La Beaumelle, Jean Angliviel, aurait tenu à Paris un rôle essentiel. Les deux associés escomptaient 2000 écus de bénéfice, en cas de succès, malgré les dépenses qui seraient considérables. Les frais de port et la difficulté de trouver des correspondants réguliers en des lieux aussi divers, firent échouer le projet, qui n'eut même pas un début de réalisation. On le connaît seulement par un exemplaire du prospectus et par le contrat passé entre Rey et La Beaumelle, qui ont été retrouvés.

Claude LAURIOL

 


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© Universitas 1991-2017, ISBN 978-2-84559-070-0 (édition électronique)