ISSN 2271-1813

 

Publication disponible:

Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 169

BIBLIOTHÈQUE RAISONNÉE (1728-1753)

1Titres Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savans de l'Europe.

2Dates Juillet-septembre 1738 - avril-juin 1753. 50 vol. Ni privilège, ni prospectus connu. Périodicité annoncée (t. I, p. XI) et réelle: «tous les trois mois». Chacune des quatre livraisons annuelles est datée des trois mois qu'elle couvre.

3Description Chaque volume ou «tome» comprend deux livraisons ou «parties»: on a donc deux tomes par an.

Chaque livraison a sa propre page de titre, mais la pagination est continue du début à la fin de chaque tome (exception faite du t. XXXVIII, où les deux livraisons de janv.-mars et d'avril-juin 1747 ont l'une et l'autre leur pagination propre). Dans tous les volumes, le titre de la première livraison est imprimé en rouge et noir.

Chaque volume compte entre 480 et 496 p., 90 x 150, in-8º, soit 16 p. par cahier.

Errata des t. II-XIV: t. XVI, p. 238-240; des t. XIV-XXI: t. XXII, p. 234-237; des t. XXII-XXVI: t. XXVI, p. 473. Autre errata des t. V, VI et XVI: à la p. 317 de la Table generale des matieres des t. I-XXV. Les t. XXXVI et XLVII ont leur propre errata en fin de volume.

Aucune devise. La vignette des pages de titre porte celle du libraire: Terar dum prosim.

Illustrations: un frontispice en tête de chacun des t. I-XXV, soit, t. I-IX: un savant travaillant dans sa bibliothèque à la lueur d'une torche tenue par une figure ailée; sur le devant, un panonceau soutenu par trois angelots, avec les mots: «Bibliothèque / raisonnée / des savans / de l'Europe»; signature en bas à gauche: K. De Potter fecit 1729. Cette signature manque dans certains volumes; t. X-XVI: composition allégorique représentant apparemment la Science éclairée par la Vérité; dans le haut, une banderolle déployée par cinq angelots, avec les mots: «Bibliothèque raisonnée des savans de l'Europe»; signatures en bas à gauche: L.F.D.B. inv.[1] et à droite: Cl. Duflos f; t. XVII: un savant travaillant dans sa bibliothèque sous l'égide de la Vérité; au-dessus de la corniche, les armoiries de la ville d'Amsterdam; sur le devant, un cartouche flanqué de trois angelots, avec les mots: «Bibliothèque / raisonnée». Aucune signature; t. XVIII-XXV: même composition que dans les t. X-XVI, mais sans banderolle; signature en bas à droite: Jan Schenk sculpsit. Cette signature manque dans certains vol.

4Publication «A Amsterdam, chez les Wetsteins & Smith» (t. I-XII); chez «J. Wetstein & G. Smith» (t. XIII-XXVI); chez J. Wetstein (t. XVII-L et 2 vol. de Table). Un «Avis du Libraire qui publie ce Journal» commente ce dernier changement de raison sociale en tête du t. XXVII.

Aucune adresse ni mention d'imprimeur.

Le périodique même ne contient aucune indication sur le prix de souscription, le nombre des abonnés ou le chiffre du tirage.

5Collaborateurs La Bibliothèque raisonnée s'est présentée dès le départ comme une entreprise résolument collective et anonyme. L'«Avertissement des libraires», placé en tête du t. I, déclare en effet (p. XI-XIII): «On cherchera d'abord qui sont nos Auteurs, et l'on voudra le savoir. Les conjectures iront leur train, et chacun en raisonnera selon ses préjugez. Nous nous y attendons; nous savons quelle est la curiosité publique en ces occasions, et nous prévoyons même tout ce que l'on peut penser au désavantage d'un Journal Anonyme. Que l'on en dise pourtant tout ce que l'on voudra. Les Auteurs, qui travaillent à nôtre Journal, ne seront jamais connus par nôtre moyen. Nous ferons même tout ce qui dépendra de nous pour en dérober la connoissance à toute la terre, et pour dire quelque chose de plus, nous pouvons assûrer qu'ils ne se connoissent point entre eux, et qu'ils travaillent à l'insu l'un de l'autre. Persuadez qu'un seul homme n'entend pas tout, et ne peut bien également fournir à tous les Extraits, nous avons jetté les yeux sur diverses personnes de merite, entre lesquelles les matieres seront partagées [...] Comme on lit les Journaux pour connoitre le prix des Livres, avant que d'en faire emplette, on veut qu'un Journaliste en dise sa pensée, et c'est ordinairement là-dessus qu'on se détermine pour aquerir l'Ouvrage ou pour l'abandonner au Libraire. L'expérience doit donc avoir appris, à tout le monde, combien il importe que ce Journaliste soit impartial, et qu'en Juge integre, il distribue, avec équité, la louange et le blâme. Or pense-t-on de bonne foi qu'un Journaliste connu se puisse resoudre à le faire? S'il témoigne de l'estime pour un hérétique ou du mepris pour un pilier de l'Orthodoxie, s'il n'élève pas ses amis jusqu'aux nuës, ou s'il vante à leur prejudice des Ennemis de l'Eglise, s'il ose critiquer des Predicateurs populaires, des Jurisconsultes accréditez, des Grammairiens qui se sont fait un grand nom, des Ecclesiastiques qui sont tout-puissans, et quantité d'autres personnes de ce Caractère, quels combats personnels n'aura-t-il pas à soutenir tant de la part des Auteurs irritez, que de celle de leurs Partisans? [etc.]».

L'anonymat sera maintenu inébranlablement durant les vingt-cinq ans que durera la revue. Seules quelques lettres de lecteurs sont signées d'initiales, parfois même de noms entiers[2]. Par une exception unique, l'auteur de l'«Eloge historique de Mr. Jean Alphonse Turretin», le pasteur genevois [Jacob] Vernet, est nommé dans l'intitulé de l'article (t. XXI, p. 5 et 434).

Les principaux collaborateurs de la Bibliothèque raisonnée ont été néanmoins identifiés, souvent depuis longtemps; d'autres sont cités par les bibliographies, les dictionnaires ou les histoires de la presse. Toutes ces identifications ne sont pas également convaincantes, loin de là. Or, malgré son importance, la Bibliothèque raisonnée n'a jamais fait l'objet d'une étude approfondie et nous ne pouvons, dans le cadre de cette notice, nous livrer à une recherche exhaustive. Nous nous bornerons donc à passer en revue les auteurs connus, dans l'ordre alphabétique de leurs noms:

Jean AYMON (1661 - vers 1730). Dans ses piquants Mémoires sur les Hollandois[3], François Bruys prétend avoir connu à La Haye, où il arriva en juillet 1728, cet ancien protonotaire apostolique devenu ministre réformé, et il ajoute: «La Bibliothèque Raisonnée paroissoit depuis peu. M. Aymon y avoit inséré un extrait du premier Volume des Discours Historiques de M. Saurin. Mais, ayant fait cette confidence à quelques personnes, contre les engagemens solemnels qu'il avoit dû prendre, avant que d'insérer aucune Pièce dans le Journal, cette imprudence lui fit donner l'exclusion. Le Libraire Wetstein refusa d'imprimer le second Extrait qu'il avoit fait du même Ouvrage». Si l'on ajoute foi à ce témoignage, et il n'existe à première vue aucune raison de le récuser, on peut attribuer à Jean Aymon l'article IX de la Bibliothèque raisonnée d'octobre-décembre 1728 (t. I, p. 400-416), et cet article seul. On doit du même coup repousser de dix ans au moins la date approximative du décès de Jean Aymon, que l'on plaçait jusqu'à présent vers 1720[4].

Jean BARBEYRAC (1674-1744). Le grand jurisconsulte et professeur de droit de l'Université de Groningue passe pour l'un des trois principaux auteurs de la Bibliothèque raisonnée[5]. La liste de ses articles, parus dans les tomes I-XXVI au nombre de 56 et «souvent fort étendus», a été établie par son biographe moderne Philippe Meylan, d'après sa correspondance avec La Motte et Turrettini notamment, et complétée par B. Lagarrigue[6].

Léonard BAULACRE (1670-1761). Les articles du bibliothécaire de Genève, parus dans les tomes XXV-L de la Bibliothèque raisonnée au nombre de 36, ont été recensés dès la fin du XVIIIe siècle par Jean Senebier[7], lui aussi pasteur et bibliothécaire à Genève. Ils avaient été précédés au t. XXIV (p. 227-231) d'une véritable lettre de Baulacre, signée de son nom et datée du 1er mars 1740. Voir à ce sujet la notice de B. Lagarrigue dans DP2.

BERNARD. Dans la troisième édition de son célèbre Dictionnaire des ouvrages anonymes[8], Antoine-Alexandre Barbier ajoute aux noms qu'il avait donnés dans ses deux premières éditions pour auteurs de la Bibliothèque raisonnée celui de «Bernard, médecin». Nous ignorons d'où provient cette identification. Le seul Bernard médecin qui se soit fait un nom à l'époque est Jean-Etienne Bernard (1718-1793), qui fit à la vérité carrière aux Pays-Bas, mais qui rédigea et publia tous ses ouvrages en latin[9].

Jean-François de BOISSY (1704-1754). D'après une lettre d'Ami Lullin à Antoine Court du 13 juillet 1751, citée par Claire-Eliane Engel[10], Boissy, qui était précepteur à Leyde, aurait donné «plusieurs extraits nerveux d'un style léger et correct à la Bibliothèque raisonnée». Le seul qui soit identifié avec certitude[11] est celui du Patriote impartial de Court de Gébelin, formant l'article VIII de la livraison de juillet-septembre 1752 (t. XLIX, p. 142-152).

Charles CHAIS (1701-1785). Dans une notice écrite du vivant de cet ancien pasteur de l'Eglise wallonne de La Haye mais publiée peu après sa mort, Jean Senebier[12] notait que Chais «avoit fait un grand nombre d'extraits pour la Bibliothèque raisonnée». Une génération plus tard, dans la Biographie universelle[13], Adrien Beuchot précisait que Chais avait «fourni beaucoup d'articles pour les tomes XIX à XXVI de la Bibliothèque raisonnée». On s'est contenté depuis lors de répéter cette phrase[14] et la liste exacte des contributions de Chais à la Bibliothèque raisonnée, comme à d'autres périodiques d'ailleurs, reste à établir.

Pierre DESMAIZEAUX (1666-1745). Le fameux nouvelliste et publiciste huguenot de Londres passe également pour avoir été l'un des principaux auteurs de la Bibliothèque raisonnée. Se fondant sur l'examen de la correspondance de Desmaizeaux conservée à la British Library, J.H. Broome[15] estime que, dans la dernière partie de sa vie, Desmaizeaux a surtout travaillé pour la Bibliothèque raisonnée et pour la Bibliothèque britannique: de 1728 à 1744, il fut l'agent et le correspondant à Londres de la Bibliothèque raisonnée, à laquelle, «tous les trois mois, il envoyait régulièrement les nouvelles littéraires et quelquefois d'autres articles». Bien que Broome n'ait pas donné la liste exacte de ces contributions, on peut tenir pour acquis que la rubrique «De Londres» des «Nouvelles littéraires» qui terminent chaque livraison de la Bibliothèque raisonnée provient de Desmaizeaux. Peut-on lui attribuer du même coup les comptes rendus des ouvrages anglais, ou imprimés en Grande-Bretagne, qui ont paru dans les tomes I-XXXIII de la Bibliothèque raisonnée? A noter que la Bibliothèque raisonnée publia l'extrait d'une lettre de Desmaizeaux à La Motte (t. III, p. 172-180), ainsi que trois lettres adressées au même Desmaizeaux par divers correspondants (t. V, p. 356-386; t. VI, p. 71-110, 461-467; t. XIII, p. 150-172), chaque fois en imprimant son nom en toutes lettres.

Laurent GARCIN (1683-1752). Selon les auteurs de La France protestante[16], ce médecin et naturaliste huguenot établi à Neuchâtel aurait été «un actif collaborateur de la Bibliothèque raisonnée», mais la «liste complète» de ses publications, telle qu'elle a été dressée par ses biographes neuchâtelois[17], ne comprend aucun article paru dans ce périodique. Il est certain néanmoins que Garcin était en relations avec les éditeurs de la Bibliothèque raisonnée, puisqu'il leur envoya le texte de sa lettre à Réaumur sur l'utilité générale des insectes, qui fut publié, sous son nom, dans la livraison de juillet-septembre 1746 (t. XXXVII, p. 3-21).

Albrecht von HALLER (1708-1777). Le «grand Haller» a collaboré à la Bibliothèque raisonnée de 1742 à 1750, alors qu'il était professeur à l'université de Goettingue. Deux de ses articles, traduits en allemand, furent recueillis par lui en 1756 dans sa Sammlung kleiner Hallerischer Schriften (p. 211-365); trois autres, également traduits, le furent en 1772 dans la nouvelle édition en 3 vol. de cette Sammlung (t. III, p. 239-333)[18]. D'autre part, Johann Georg Zimmermann, dans sa Leben des Herrn von Haller (Zürich, Heidegger, 1755), à défaut de donner la liste complète des recensions de Haller parues dans la Bibliothèque raisonnée, s'y référa à maintes reprises dans le corps de son ouvrage[19], et de manière tout à fait autorisée puisqu'on sait que le texte en fut soumis à l'approbation de Haller lui-même. L'un dans l'autre, on peut ainsi attribuer à Haller, avec une entière certitude, une douzaine de recensions, consacrées à d'importants ouvrages de Bonnet, Buffon, Egede, Holman et Leibniz, ainsi qu'à la Clarissa de Richardson, et publiées aux tomes et pages suivants de la Bibliothèque raisonnée: XXIX, 265-277; XXXI, 37-66; XXXII, 1886-222 et 243-279; XXXIII, 33-50; XXXVI, 3-23; XXXVI, 179-192; XXXVII, 269-297; XXXVII, 355-365; XL, 16-24; XLII, 324-336; XLIII, 65-76; XLV, 245-263. On peut relever qu'à deux reprises, Haller n'hésita pas à faire lui-même l'extrait de ses propres publications (XXIX, 265-277 et XXXIII, 33-50) et qu'il ne craignit pas non plus de répondre à une polémique soulevée par le second de ces extraits en faisant publier par la Bibliothèque raisonnée (XL, 205-226 et 454-468) deux lettres aussi anonymes que tous les autres articles de la revue. A noter enfin que la Bibliothèque raisonnée publia en primeur la traduction française faite par Vinzenz Bernhard Tscharner du poème de Haller «Die Falschheit menschlicher Tugenden» (XXXIX, 389-403: «Essai d'une traduction en prose des Poesies de Mr Haller»)[20].

Louis de JAUCOURT (1704-1780). Une notice publiée de son vivant même affirmait que le fameux encyclopédiste avait «travaillé à la Bibliothèque raisonnée, depuis le commencement de ce Journal, jusques en 1740»[21]. Cette information, répercutée de dictionnaire en dictionnaire, n'a jamais été vérifiée par un dépouillement systématique, bien que de nombreux travaux aient été consacrés ces dernières années à Jaucourt[22]. Selon Anne-Marie Chouillet[23], «il n'y a guère espoir de savoir quels articles il écrivait».

Armand Boisbeleau de LA CHAPELLE (1676-1746). Ce pasteur de l'Eglise wallonne de La Haye a toujours été considéré comme le véritable fondateur et l'un des principaux auteurs de la Bibliothèque raisonnée. Selon la précoce notice de l'abbé de Claustre[24], «Armand de la Chapelle qui avoit continué la Bibliothèque Angloise depuis 1719 jusqu'en 1727, obligé de cesser ce travail, imagina cette Bibliothèque raisonnée, et fut le principal Auteur des vingt-cinq premiers Tomes: sa préface mérite d'être lue [...] La Chapelle avertit en 1742 qu'il ne travailloit plus à ce Journal, et qu'il s'en étoit entièrement détaché depuis la première partie du Tome vingt-huitième, où il n'y avoit de lui qu'un article». Ces renseignements se sont répercutés de dictionnaire en dictionnaire, non sans déformation d'ailleurs[25], mais là non plus, aucune liste précise n'a jamais été dressée ni aucun dépouillement tenté. Les contemporains surent du moins de très bonne heure[26], tant l'affaire fit de bruit[27], que La Chapelle était l'auteur des articles venimeux que la Bibliothèque raisonnée avait publiés à trois reprises (t. II, p. 176-219; t. III, p. 278-335; t. IV, p. 206-226) contre le grand prédicateur et pasteur des Nobles de La Haye, Jacques Saurin, à propos de sa Dissertation sur le mensonge[28].

Charles Pacius de LA MOTTE (vers 1667-1751). Grâce aux travaux de Jean Sgard et de B.P.L. Lagarrigue[29], on sait que ce huguenot de Montpellier établi aux Pays-Bas fut à la fois le secrétaire de rédaction et le correcteur de la Bibliothèque raisonnée jusqu'en 1741. Le périodique publia à trois reprises (t. III, p. 172-180; t. VII, p. 143-152; t. VIII, p. 368-379) des lettres qui lui avaient été adressées (par Desmaizeaux, Beausobre, Thémiseul de Saint-Hyacinthe). Mais il ne semble pas que La Motte ait jamais compté au nombre des auteurs proprement dits de la revue.

Pierre MASSUET (1698-1776). Dans une notice parue du vivant même de Massuet, Jean-Henri-Samuel Formey[30] présentait déjà le médecin d'Amsterdam comme «un des Auteurs qui ont travaillé le plus constamment à la Bibliothèque raisonnée, surtout depuis 1741». Marianne Couperus[31] estime qu'on peut lui attribuer avec probabilité «les articles de médecine, de physique et d'histoire» publiés dans les 24 derniers tomes du périodique, mais la liste exacte de ces contributions reste à établir.

Mathieu MATY (1718-1776). Connu de son vivant même pour avoir travaillé à la Bibliothèque raisonnée[32], le médecin, publiciste et futur bibliothécaire du Musée britannique en fut «probablement le correspondant à Londres, de 1744 à 1749 après la retraite de Desmaizeaux»: telle est la conclusion de la récente enquête menée par J. Patrick Lee[33], qui cite à ce sujet plusieurs témoignages contemporains, dont celui de Gibbon, et qui peut ainsi lui attribuer non seulement les «Nouvelles littéraires» de Londres, mais aussi certains extraits (tel celui du poème Amyntor and Theodora de David Mallet, t. XXXIX, p. 67-89).

Jean ROUSSET DE MISSY (1686-1762). Dans ses Memoires déjà cités[34], François Bruys déclare que le fougueux journaliste et publiciste de La Haye «fournit à la Bibliothèque raisonnée la plûpart des Articles Historiques» et dans ses lettres à Desmaizeaux de 1731, il lui attribue la rédaction d'un article (t. VI, p. 137-155) où Bruzen de La Martinière se trouve «attaqué vilainement»[35]. Il se pourrait bien que cette polémique ait mis fin à la collaboration, qui reste d'ailleurs à étudier, entre Rousset de Missy et la Bibliothèque raisonnée: la recension dénigrante que la revue publia en 1733 du nouvel ouvrage de Rousset de Missy (t. XI, p. 312-329) montre bien que les liens étaient rompus.

Gabriel SEIGNEUX DE CORREVON (1695-1775). Selon son récent biographe Paul Nordmann[36], le magistrat cosmopolite de Lausanne serait l'auteur de l'article contre La Mettrie publié dans la livraison de juillet-septembre 1750 de la Bibliothèque raisonnée (t. XLV, p. 25 et suiv.).

Willem Jacob 'S GRAVESANDE (1688-1742). C'est en 1820, dans la Biographie universelle que le célèbre mathématicien néerlandais est nommé pour la première fois, sauf erreur, au nombre des collaborateurs de la Bibliothèque raisonnée, non pas à son article d'ailleurs, mais à l'article «Massuet» rédigé par Charles Weiss[37]. Reprise de dictionnaire en dictionnaire, cette assertion est parvenue jusqu'à Cioranescu[38], sans avoir jamais été mise en doute, semble-t-il. Or quelques années après sa mort, 's Gravesande avait fait l'objet d'une notice biographique extrêmement fouillée de Jean-Nicolas-Sébastien Allamand[39], «notice à laquelle les rapports d'amitié qui unissaient le rédacteur à 's Gravesande et à sa famille donnent un caractère très précieux d'authenticité»[40] et qui ne mentionne aucune contribution quelconque du savant à la Bibliothèque raisonnée. Jusqu'à preuve du contraire, il nous paraît donc plus sage de renoncer à compter 's Gravesande au nombre des rédacteurs du périodique.

THEMISEUL DE SAINT-HYACINTHE (1684-1746). Selon B.P.L. Lagarrigue, on peut inférer d'une lettre de La Motte à Desmaizeaux de juin-juillet 1729 (B.L., Add. 4287, fº 63) que Saint-Hyacinthe a donné trois articles (mais lesquels?) à la Bibliothèque raisonnée.

En résumé, dans l'état actuel de nos connaissances, il apparaît que la Bibliothèque raisonnée a été rédigée successivement par deux équipes, dont l'une a pris le relais de l'autre vers 1741, au moment de la rupture entre Wetstein et Smith (voir à ce sujet Lagarrigue, «Les coulisses...», p.96). La première était formée de La Chapelle (qui en était sans doute le chef et qui en rédigea le programme, publié en tête du t. I), Barbeyrac, Desmaizeaux (en qualité de correspondant à Londres), Jaucourt, Rousset de Missy (seulement jusqu'en 1731), Chais (seulement dès 1732) et La Motte. La seconde, dont le programme fut publié en tête du t. XXVII, comprenait Baulacre (à Genève), Haller, Massuet, Maty (correspondant à Londres), peut-être Garcin, et dans les toutes dernières années Boissy. On peut donc affirmer que les cadres de la Bibliothèque raisonnée se sont recrutés essentiellement dans le milieu des réfugiés huguenots des Pays-Bas, mais il n'est pas certain que tous les collaborateurs réguliers aient été identifiés.

6Contenu Dans l'Avertissement placé en tête du t. I, les éditeurs de la Bibliothèque raisonnée présentent leur publication «moins comme un Ouvrage nouveau que comme la Continuation de ceux de la même espèce qui ont paru en François depuis 1684 dans les Provinces-Unies». Ils se réfèrent ensuite explicitement à Pierre Bayle et à Jean Leclerc, dont la troisième et dernière Bibliothèque avait cessé de paraître à fin 1726.

Fidèle à cette annonce et conformément au titre qu'elle porte, la Bibliothèque raisonnée se borne à rendre compte, avec un indéniable souci d'actualité, des principaux «ouvrages des savans de l'Europe» (le mot «savans» étant pris, naturellement, dans son acception la plus large). Ces comptes rendus, ou mieux ces «extraits», sont toujours assez étendus: il n'en faut guère qu'une dizaine, une douzaine, une quinzaine tout au plus pour remplir une livraison. Il s'y ajoute parfois une lettre de lecteur[41]. En outre, chaque «partie» trimestrielle s'achève par un article de «Nouvelles littéraires», que complétera dès le t. XXVII un article de «Nouvelles académiques».

Les divers domaines du savoir ne sont pas également représentés dans les «extraits» de la Bibliothèque raisonnée. Les deux vol. de tables de la revue (voir ci-dessous), où tous les ouvrages recensés sont cités et regroupés par «classes», permettent de se faire une idée de l'importance respective des différentes disciplines. Selon les catégories de la librairie ancienne, les proportions sont approximativement les suivantes:

Théologie 1728-1740: 34% 1741-1753: 20%
Droit 1728-1740: 10% 1741-1753: 7%
Histoire 1728-1740: 26% 1741-1753: 17%
Sciences et arts 1728-1740: 10% 1741-1753: 25%
Belles-Lettres 1728-1740: 20% 1741-1753: 31%

D'autres proportions pourraient être calculées grâce à ces tables, notamment celle des langues dans lesquelles sont écrits les ouvrages recensés (français, latin, anglais, etc.).

Quant aux principaux auteurs étudiés, en voici une liste alphabétique: Johann Anderson, Dr Andry, George Anson, J.-B. Bourguignon d'Anville, marquis d'Argens, Jean Astruc, Francis Bacon, Jean-Philippe Barattier, Jean Barbeyrac, Pierre Bayle, P.-Fr. Godard de Beauchamps, Isaac de Beausobre, George Berkeley, Jean Bernoulli, William Beveridge, Thomas Birch, Hermann Boerhaave, Bolingbroke, Charles Bonnet, comte de Bonneval, David-Renaud Bouiller, Louis Bourguet, Archibald Bower, Robert Boyle, Claude Gros de Boze, Richard Bradley, J.J. Breitinger, Salomon Brunquell, Jean Brutel de La Rivière, Bruzen de La Martinière, Joh. Franz Buddeus, Buffon, Jean-Jacques Burlamaqui, Caspar Burman, Gilbert Burnet, Calvin, P.-Fr.-X. de Charlevoix, Henri Châtelain, Samuel Clarke, Paolo Cortese, Antoine Court, Nicolas Cragius, J.-B.-L. Crevier, Jean-Pierre de Crousaz, Richard Cumberland, Gisbert Cuper, Jacques Daran, Denesle, François De Roches, André-François Boureau Deslandes, Pierre Desmaizeaux, Diderot, abbé J.-B. Dubos, marquise Du Châtelet, J.-B. Du Halde, Wolfang Du Moulin, Hans Egede, Leonhard Euler, abbé Claude Fleury, chevalier J.-Ch. de Folard, Etienne Fourmont, Frédéric II roi de Prusse, René-Jacques Croissant de Garengeot, Georg Christian Gebauer, Antonio Genovesi, David Gerdes, Pierre Gerike, Pietro Giannone, abbé Gabriel Girard, Joh. Georg Gmelin, Thomas Gordon, Strickland Gough, abbé Claude-Pierre Goujet, Grassin, Guillot de Marcilly, Stephen Hales, Albert de Haller, Jean Hardouin, John Harris, Sigebert Haverkamp, Gottlieb Heineccius, Nicolas Heinsius, Pehr Högström, Samuel Christian Holman, François-Michel Janiçon, Samuel Jebb, William Kersseboom, Joh. Georg Keyssler, Jacob Theodor Klein, La Barre de Beaumarchais, La Beaumelle, abbé J.-Ph.-R. de La Bléterie, Armand de La Chapelle, La Condamine, Jean Lami, Charles Lamotte, Jacob Lazerme, Antoine-Louis Le Brun, Claude-Nicolas Le Cat, Jean Le Clerc, Gédéon Lecointe, Pierre-François Le Courayer, Henri-François Le Dran, Jacob Le Duchat, Gilbert-Charles Le Gendre, Leibniz, Abraham Le Moine, Henri Le Moine d'Orgival, Louis-Jean Levesque de Pouilly, Linné, John Locke, Charles-Guillaume Loys de Bochat, Jean-Philippe Loys de Cheseaux, Pierre Lyonet, Mably, Scipione Maffei, Dortous de Mairan, Michel Maittaire, Edme Mallet, Manasse ben Joseph ben Israel, abbé de Marigny, François-Louis-Claude Marin, abbé Guillaume Massieu, Pierre Massuet, Maupertuis, Gregorio Mayans y Siscar, Dr Richard Mead, Gerard Meerman, Conyers Middleton, John Moller, Montesquieu, Bernard de Montfaucon, Anton Lazzaro Moro, Joh. Lorenz von Mosheim, Peter van Muschembroeck, John Tuberville Needham, Newton, abbé Nollet, Gerard Noodt, Jöran A. Nordberg, Jacques Odé, Leonhard Offerhaus, abbé d'Olivet, Jean-Frédéric Ostervald, Jean Otter, Reginald Outhier, abbé Pluche, Richard Pococke, Karl Ludwig von Pöllnitz, Pope, Samuel Pufendorf, Mme de Puisieux, Louis Racine, Rapin-Thoyras, abbé Raynal, Réaumur, Noël Regnault, Joh. Frederik Reitz, Luigi Riccoboni, Samuel Richardson, abbé Richer du Bouchet, Joh. Christoph Rieger, Matthias Röver, Rollin, Jacques-Emmanuel Roques, Jean-Jacques Rousseau, Jean Rousset de Missy, Saint-Hyacinthe, abbé de Saint-Pierre, Jacques Saurin, J.J. Scheuchzer, Albert Schultens, Petrus Scriverius, Albert Seba, Jean-Chrétien Seiz, Jacques Serces, Thomas Sherlock, William Smith, chevalier Pierre-Joseph de Solignac, Giovanni Gualberto de Soria, Spinoza, Jacob Spon, Thomas Stakhouse, Stanislas roi de Pologne, Jean Stinstra, Frédéric Strube de Piermont, Emanuel Swedenborg, Ashley Sykes, Jacques-Auguste de Thou, dom Vincent Thuillier, Matthew Tindal, Titon du Tillet, François-Vincent Toussaint, Abraham Trembley, Nicolas-Charles-Joseph Trublet, Jean-Alphonse Turrettini, dom Antonio di Ulloa, Marcello de Venuti, C.L. de Villette, Voltaire, Pierre Wesseling, Jacques-Bénigne Winslow, Joh. Christian Wolff.

Comme on le constate, les savants et les érudits de l'Europe protestante sont fort bien représentés, les auteurs de fictions (romanciers, poètes, dramaturges) ne le sont qu'exceptionnellement.

Tables générale des matières contenues dans les XXV premiers (-derniers) Tomes de la Bibliothèque raisonnée, avec la Table des titres de tous les ouvrages dont on a donné les Extraits, Amsterdam, J. Wetstein, 1741 et 1753, 2 vol. de 508 et 368-88 p., in-8º[42].

7Exemplaires Coll. étudiée: B.P.U. Genève, Rb 122.

Collections complètes localisées:  en France: B.N., Institut catholique, Ste G.; B.N.U. Strasbourg;  en Grande-Bretagne: B.U. Birmingham; B.U. Cambridge; B.L.; Manchester Public Library;  en Irlande: Trinity College, Dublin;  aux Pays-Bas: Koninklijke Nederlandse Akademie van Wetenschappen, B.U., Amsterdam; K.B. La Haye; B.U. Leyde; Middelburg, Prov. Bibl. Zeeland; B.U. Utrecht;  en Suisse: Kantonsbibl., Aarau; B.P.U. Genève, Société de Lecture, Genève; B.C.V. Lausanne; Bibl. des Pasteurs, Neuchâtel, B.P.U. Neuchâtel, ; Stiftsbibl. Saint-Gall; Stadtbibl. Schaffhouse; Z.B. Zurich  aux Etats-Unis: Ann Arbor, Univ. of Michigan; Boston Public Library; Cleveland Public Library; Lawrence, Univ. of Kansas; Philadelphia, Univ. of Pennsylvania; Library of Congress, Washington.

8Bibliographie Réédition, Genève, Slatkine, 1969, 13 vol. in-4º.

François Bruys a consacré deux articles de sa Critique desintéressée des journaux litteraires et des ouvrages des savans aux t. I et IV de la Bibliothèque raisonnée (t. I, janv. -mars 1730, art. V, p. 34-44 et t. III, juil.-sept. 1730, art. III, p. 35-53).

Bruzen de La Martinière a répondu à l'attaque dont il avait été l'objet dans le t. VI de la Bibliothèque raisonnée (voir ci-dessus, section 5) par une Lettre de M. Bruzen-La-Martinière... contenant une réfutation des calomnies avancées contre lui dans un libelle intitulé «Bibliothèque raisonnée» (La Haye, aux dépens de l'auteur, 1730, 29 p. in-4º), reprise par La Barre de Beaumarchais dans ses Lettres serieuses et badines sur les ouvrages des savans (t. V, 1731, p. 217-235).

Pierre Roques a répondu aux critiques que lui avait adressées la Bibliothèque raisonnée (voir note 28) par un «Examen des difficultés que deux Savans, également polis et habiles, ont daigné former contre la Dissertation où l'on établit, que l'Ame de Jesus-Christ étoit une Céleste Intelligence avant que d'être unie à un Corps, dans le sein de la Vierge Marie», publié dans le Nouveau journal ou recueil littéraire de Genève en 1740 (t. I/1, p. 133-174 et t. I/2, p. 70-117).

L'affaire Saurin (voir notes 26 et 27) a valu d'autre part à la Bibliothèque raisonnée de trop nombreuses mentions dans la presse du temps pour qu'il soit possible de les citer ici.

[François] Bruys, Mémoires historiques, critiques, et littéraires, Paris, Jean-Thomas Hérissant, 1751, t. I, p. 334-335; [abbé André de Claustre], «Notice abrégée chronologique des principaux journaux tant français qu'étrangers», dans sa Table générale des matières contenues dans le «Journal des savans» de l'édition de Paris, depuis 1665, Paris, Briasson, 1764, t. X, p. 700-703. – H.P.L.P., t. II, p. 303-306. G.H., p. 221-222. – Schosler J., La Bibliothèque Raisonnée (1728-1753): les réactions d'un périodique français à la philosophie de Locke au XVIIIe siècle, Odense University Press, 1985. – Thomas M.D., «Dispute over the Bibliothèque angloise: criticism of La Roche by Armand de La Chapelle», dans son «Michel de La Roche: a Huguenot critic of Calvin», Studies on Voltaire, t. CCXXXVIII, 1985, p. 165-171. – Lagarrigue B.P.L., «Les coulisses de la presse de langue française dans les Provinces-Unies pendant la première moitié du XVIIIe siècle, d'après la correspondance inédite de Charles de La Motte (1667?-1751), correcteur à Amsterdam», Documentatieblad Werkgroep Acttiende Eeuw, t. XXII, 1990, p. 77-110.

Jean-Daniel CANDAUX

 

Δ 1. Ces initiales pourraient être celles du peintre et dessinateur Louis Fabritius Dubourg (1693-1775) (Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler, hgb. Ulrich Thieme, Leipzig, E.A. Seemann, 1914, t. V, p. 5-6). Nous devons cette suggestion à notre ami Rainer Michael Mason.

Δ 2. La Bibliothèque raisonnée publie notamment des lettres qui lui ont été adressées par: François [Francis Atterbury], évêque de Rochester (t. VII, p. 457-471); [Jean] Bouhier (t. XVIII, p. 476-483); [Louis] Bourguet (t. VI, p. 202-210); [J.-B.-L.] Crevier (t. XXII, p. 191-201); Justus Ranst Kemp, seigneur de Kerkwyk (t. XXII, p. 219-223); La Condamine (t. XXXVII, p. 490); Pierre-François Le Courayer (t. XIX, p. 101-113); Samuel Masson (t. XIV, p. 461-463); [Joh. Lorenz von] Mosheim (t. II, p. 88-92); Jacques Serces (t. XVIII, p. 431-476); [Jean-Scipion] Vernède (t. XLI, p. 475-477); P. de Villette, de Dublin (t. XLII, p. 459-469). On trouve aussi quelques lettres écrites entre tiers, notamment celles de M. de Julien-Scopon «à un ami» (t. V, p. 325-329); de La Beaumelle au baron de Holberg (t. XLII, p. 152-170); de [Pierre] Lyonet à [Jean-Etienne] Bernard et à C[hristlob] Mylius (t. XLV, p. 446-457).

Δ 3. [François] Bruys, Mémoires historiques, critiques et littéraires, Paris, Jean-Thomas Hérissant, 1751, t. I, p. 113-374. Nous nous référons plus spécialement aux p. 151, 168-169 et 225-226.

Δ 4. Sur la foi de l'article particulièrement fouillé d'Henri Bordier (La France protestante, 2e éd., Paris, Sandoz et Fischbacher, 1877, t. I, col. 615-626).

Δ 5. Avec Armand de La Chapelle et Desmaizeaux. Tel est l'avis d'Eugène Hatin, qui a fait autorité jusqu'ici et que la présente notice ne contredit pas.

Δ 6. P. Meylan, Jean Barbeyrac (1674-1744) et les débuts de l'enseignement du droit dans l'ancienne Académie de Lausanne, Lausanne, F. Rouge, [1937], p. 247-248; voir aussi p. 149-150. D'après B.P.L. Lagarrigue, il serait possible de lui attribuer encore une vingtaine d'autres articles.

Δ 7. Histoire littéraire de Genève, Genève, Barde, Manget & Cie, 1786, t. III, p. 38-40 et 42. Une demi-douzaine de ces articles ont été recueilis par Edouard Mallet dans son édition des Œuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre, Genève, Jullien frères [etc.], 1857, 2 vol.

Δ 8. Barbier, t. I, col. 420-421.

Δ 9. Voir B.Un., t. IV, p. 295-296; La France protestante, Paris-Genève, Joël Cherbuliez, 1847, t. II, p. 211-212; Biographisches Lexikon der hervorragenden Ärzte, Berlin-Wien, Urban & Schwarzenberg, 1729, t. I, p. 488-489; etc. (voir cependant la fin de la première note de cette notice).

Δ 10. Jean-François de Boissy (1704-1754), un réfugié français du XVIIIe siècle d'après sa correspondance, Neuchâtel, Université de Neuchâtel, 1941, p. 95-96.

Δ 11. Ibid., p. 97-98.

Δ 12. Histoire littéraire de Genève, t. III, p. 55-56; et pour l'éloge funèbre de Chais, p. 285-289.

Δ 13. B.Un., t. VII, p. 626.

Δ 14. Notamment dans les articles du Biographisch Woordenboek van Protestantsche Godgeleerden in Nederland, 's-Gravenhage, Martinus Nijhoff, [1920], t. II, p. 33-35; et du Nieuw Nederlandsch Biographisch Woordenboek, Leiden, A.W. Sijthoff, 1927, t. VII, col. 295-296.

Δ 15. «Pierre Desmaizeaux, journaliste. Les nouvelles littéraires de Londres entre 1700 et 1740», Revue de littérature comparée, t. XXIX, 1955, p. 184-204. Nous nous référons plus spécialement aux p. 202-203. Voir la thèse (Londres 1949) du même auteur, An agent in Anglo-French relationship, Pierre Des Maizeaux 1673-1745; voir aussi J. Almager, Pierre Des Maizeaux (1673-1745), journalist and English correspondent for Franco-Dutch periodicals 1700-1720, Amsterdam et Maarssen, 1989.

Δ 16. L'article paru dans l'édition originale d'Eug. et Em. Haag (Paris et Genève, Cherbuliez, 1855, t. V, p. 214-215) n'a guère été modifié dans la deuxième édition (Paris, Fischbacher, 1888, t. VI, col. 833-835).

Δ 17. F.-A.-M. Jeanneret et J.-H. Bonhôte, Biographie neuchâteloise, Locle, Eugène Courvoisier, 1863, t. I, p. 377-379.

Δ 18. D'après les deux éditions de la Sammlung, Susanna Lundsgaard-Hansen von Fischer, Verzeichnis der gedrukcten Schriften Albrecht von Hallers (Bern, Paul Haupt, 1959) a répertorié ces cinq articles (nº 65, 68-70, 73, 124-126 et 424-425), mais n'a signalé que pour trois d'entre eux leur première publication en français dans la Bibliothèque raisonnée.

Δ 19. Un relevé de ces références a été fait par Ludwig Hirzel dans son édition des Albrecht von Hallers Gedichte (Frauenfeld, J. Huber, 1882), p. CXC, note 1.

Δ 20. Selon Johann Georg Zimmermann, Das Leben des Herrn von Haller, Zürich, Heidegger, 1755, p. 11-114, 142, 178, 220-225.

Δ 21. F.L., 1769, t. I, p. 298.

Δ 22. Par Alan Freer, John Lough, Madelein F. Morris, Sigrid Rapp, Richard N. Schwab, d'autres encore.

Δ 23. DP2, art. «Jaucourt». A signaler cependant que, d'après Sigrid Rapp (Das Werk des Enzyklopädisten Louis de Jaucourt, Inaug.-Diss. Phil. Tübingen, 1965, p. 9), l'une des contributions de Jaucourt à la Bibliothèque raisonnée aurait été publiée en traduction anglaise, en 1749, sous le titre The Promise of the hundred-fold.

Δ 24. Citée ci-après dans la bibliographie.

Δ 25. Une inadvertance a fait dire à la B.Un. (t. XXIII, p. 49) que La Chapelle avait fourni à la Bibliothèque raisonnée «tous les articles théologiques jusqu'au 38e volume». Le t. XXXVIII a paru en 1747, alors que Claustre fixe le terme de la collaboration de La Chapelle à l'année 1742 et au t. XXVIII, qui est effectivement daté de 1742. L'erreur n'avait jamais été rectifiée depuis 1819.

Δ 26. Voir notamment [François] Bruys, Mémoires historiques, critiques, et littéraires., t. I, p. 210-298 et plus particulièrement à partir de la p. 222.

Δ 27. Voir entre autres Maurice Bresson, Un procès en hérésie, Jacques Saurin devant les synodes wallons, thèse théol. protest. Paris, 1903; et en dernier lieu, George L. Mosse, «The importance of Jacques Saurin in the history of casuistry and the Enlightenment», Church History, 1956, vol. XXV, p. 195-209.

Δ 28. La Chapelle souleva d'ailleurs une autre querelle de théologien en rendant compte dans la Bibliothèque raisonnée de 1740 (t. XXIV, p. 120-140) de la Dissertation théologique et critique du pasteur français de Bâle Pierre Roques (voir à ce sujet le Supplement de Hans Jakob Holzhalb à l'Allgemeines Schweitzerisches Lexicon de Hans Jakob Leu, Zürich, 1791, t. V, p. 180).

Δ 29. «Les coulisses de la presse de langue française dans les Provinces-Unies pendant la première moitié du XVIIIe siècle, d'après la correspondance inédite de Charles de La Motte (1667?-1751), correcteur à Amsterdam», Documentatieblad Werkgroep Acttiende Eeuw, 22, 1990, p. 95-98. Voir aussi B. Lagarrigue, «La correspondance inédite de Charles Pacius de La Motte», LIAS, t. XVII, nº 2, 1990.

Δ 30. La France littéraire, ou Dictionnaire des auteurs françois vivans, Berlin, Haude et Spener, 1757, p. 233-234.

Δ 31. DP2, art. «Massuet».

Δ 32. Voir F.L., 1769, p. 332-333.

Δ 33. DP2, art. «Maty». Voir également U. Janssen-Knorsch, Matthieu Maty and the Journal britannique 1750-1755, Amsterdam, 1975.

Δ 34. T. I, p. 156.

Δ 35. B.L., Add. Mss. 4281. Cette référence nous a été communiquée par Jean Sgard.

Δ 36. Gabriel Seigneux de Correvon, ein Schweizerisches Kosmopolit, 1695-1775, Firenze, Leo S. Olschki, 1947, p. 74-75 et 139.

Δ 37. B.Un., t. XXVII, p. 433.

Δ 38. Cior 18, t. II, p. 1219 (à l'article «Massuet»).

Δ 39. Parue d'abord dans le Dictionnaire historique de Prosper Marchand (La Haye, Pierre de Hondt, 1759, t. II, p. 214-242) et reprise plus tard en tête de l'édition procurée par le même Allamand des Œuvres philosophiques et mathématiques de 's Gravesande (Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1774).

Δ 40. Selon les termes de la notice de Joseph-Marie de Gérando (B.Un., t. XVIII, p. 352-353).

Δ 41. Aux lettres signées, dont nous avons donné la liste alphabétique en note 2 ci-dessus s'ajoute une dizaine de lettres anonymes (t. I, p. 71-88; t. III, p. 68-87; t. IX, p. 469-477; t. XXVI, p. 311-341; t. XXX, p. 197-217; t. XXXII, p. 94-141; t. XXXIV, p. 407-426; t. XXXVIII, p. 202-230, signée A. (Allamand?); t. XL, p. 205-226 et 454-468; t. XLVI, p. 142-153).

Δ 42. Ces deux vol. reprennent cumulativement les tables des matières imprimées à la fin de chaque volume.

 


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