ISSN 2271-1813

 

Publication disponible:

Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 227

*LE CONTREPOISON DES FEUILLES (1754)

1Titres Le Contrepoison des feuilles, ou Lettres à Monsieur de *** retiré à *** sur le sieur Fréron, etc.

2Dates Novembre (?) 1754.

3Description Brochure de 24 p., 95 x 156, in-12 (Quérard, t. IV, p. 504).

Devise: Qui me commorit, melius non tangere clamo, / Flebit, et insignis tota cantatibur urbe. Horace, Sat. I, lib. 2.

4Publication [Paris].

5Collaborateurs Auteur: Charles Jacques Louis Auguste Rochette, chevalier de LA MORLIÈRE (Barbier, t. I, p. 753). D'après Ch. Nisard (Les Ennemis de Voltaire, 1853, p. 203), ce pamphlet aurait été inspiré de Voltaire.

6Contenu Satire acerbe contre E.C. Fréron.

7Exemplaires B.N., Zz 3986.

8Bibliographie DP2, art. «La Morlière». – Grimm F.M., Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, nov. 1754, t. II, p. 423. – Balcou J., Fréron contre les Philosophes, 1975, p. 116. – Balcou J., Le Dossier Fréron, 1975, p. 165. – Collé Ch., Mémoires, éd. H. Bonhomme, 1868, t. I, p. 430.

Historique En août 1754, une pièce de La Morlière, La Créole, échoua sur la scène de la Comédie-Française (Collé). Fréron, dans L'Année littéraire en fit un compte rendu défavorable: la pièce, écrivait-il, «mourut sur place» (1754, t. V, p. 66). Très mécontent, La Morlière, par l'intermédiaire de Du Port du Tertre, somme Fréron de se rétracter, sinon il rédigera un pamphlet contre lui. Fréron refuse (1754, t. V, p. 214-216) et Le Contrepoison des feuilles paraît effectivement.

Le Contrepoison, à l'origine, se voulait donc une réponse périodique à L'Année littéraire (La Morlière, Antifeuilles, 1754). Bien entendu, Fréron n'est guère ménagé dans Le Contrepoison: ce «faiseur de feuille», cette «chouette hebdomadaire» (p. 21) serait «l'homme le plus insuffisant, le plus superficiel, le plus partial» (p. 19). Son journal serait «un exécrable amas de fiel, de venin et de corruption» ou bien encore «un composé d'invectives, de faux exposés, d'absurdités et de jugements vendus au plus offrant et dernier enchérisseur» (p. 22).

Hervé GUÉNOT

 


Merci d'utiliser ce lien pour communiquer des corrections ou additions.

© Universitas 1991-2017, ISBN 978-2-84559-070-0 (édition électronique)