ISSN 2271-1813

 

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Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 456

FEUILLE DES ARRIVÉES AU PORT SAINT-NICOLAS (1765)

1Titres Feuille des arrivées au port Saint-Nicolas.

2Dates Feuille signalée par une publicité insérée dans l'Avant-Coureur. Elle n'a pas été retrouvée. Il s'agit d'une «facture», c'est-à-dire d'une liste imprimée des marchandises arrivant à Paris, par la Seine, au port Saint-Nicolas. Les papiers du directeur de la Librairie, Malesherbes, conservent quelques feuilles analogues pour les années 1750. En 1756, un certain Le Camus propose un prospectus manuscrit d'une de ces «factures» qu'il projette de publier à Paris, Le Courtier ou factures des marchandises, tant de celles arrivées aux douanes et aux ports de Paris que de celles à vendre dans les provinces. «Les Négociants et Marchands seulement auront la liberté d'y faire insérer la facture des marchandises qui leur arrivent, ceux de la province pourront également y envoyer le bordereau de celles qu'ils ont à vendre pour en informer le public. L'intitulé de ce projet est déjà démontré par l'expérience puisqu'il s'exécute depuis longtemps dans les ports de mer, dans les villes commerçantes, et même à Paris par quelques corps de Marchands, entre autres par les Epiciers». Le promoteur d'un autre projet, la Correspondance générale du commerce de terre et de mer, tant national qu'étranger, ouvrage périodique, joint à son prospectus, «pour preuve», quelques-unes des factures «imprimées des marchandises à vendre ou qui sont arrivées et de leur prix courant». Outre le Cours des marchandises de Rouen (voir notice), il s'agit d'une «facture» parisienne. Non titrée, imprimée recto-verso sur un feuillet de format oblong (110 x 352), cette dernière est ornée de la nef des armes de Paris. C'est une succession de trois «chargements» (nº 32, 33, 34) de barques venues de Rouen et tout juste arrivées au port de Paris: pour chaque marchandise sont précisés le marchand propriétaire et la quantité. Au bas du verso, est mentionnée la date de la feuille: «A Paris, ce 20 juin 1756» (B.N., ms. f. fr. 22135, pièces 39 à 45). Nul doute. De nombreuses «factures» de ce genres furent distribuées, feuilles si éphémères qu'il n'en reste à peu près rien aujourd'hui.

Gilles FEYEL

 


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© Universitas 1991-2017, ISBN 978-2-84559-070-0 (édition électronique)