ISSN 2271-1813

 

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Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 645

JOURNAL DE GENÈVE (1787-1791)

1Titres Journal de Genève.

Le même titre sera repris par quatre autres publications ultérieures, dont aucune n'est la continuation de la précédente[4], à savoir: 1) le Journal de Genève édité par Berenger et Bonfils de janvier 1792 à février 1794[5]; 2) un Journal de Genève non daté mais datant apparemment de 1794 ou 1795, dont on ne connaît que le nº 1[6]; 3) le Journal de Genève de 1796, dont il n'a paru que deux numéros[7]; 4) enfin le Journal de Genève fondé en 1826, qui dure encore[8].

2Dates 4 août 1787[9] - 30 juillet 1791[10]. 209 numéros formant 5 volumes.

La permission d'imprimer le journal fut accordée par le Petit Conseil de Genève à la Société des Arts pour 5 ans en date du 16 mars 1787[11], après consentement écrit de l'éditeur privilégié de la Feuille d'avis de Genève, Jean-Pierre Bonnant, et à la condition de soumettre chaque feuille à l'approbation du Magistrat[12].

Le prospectus, rédigé par Jean Senebier entre le 22 et le 29 janvier 1787[13], fut communiqué au Petit Conseil de Genève, le 3 mars 1787, avec «un modèle de la maniere dont les éditeurs entendent que leur feuille seroit exécutée»[14]. Ces deux documents furent imprimés, le Prospectus d'un Journal de Genève, en 4 p. in-8º et sans date[15], le spécimen en 3 p. in-4º avec les titre et date suivants: Numéro 1. Journal de Genève. Samedi 12 mars 1787[16]. On sait toutefois, par l'exacte chronique du pasteur Ami Dunant[17], que le prospectus ne fut diffusé dans le public que le 11 avril 1787.

Périodicité annoncée: «Ce Journal [...] paroîtra le Samedi matin de chaque semaine» (Prospectus, p. 3). Cette périodicité hebdomadaire a été tenue, sans lacune ni retard connu, du début à la fin de la publication. Le Journal de Genève a donc paru 52 ou 53 fois par an.

3Description La numérotation et la pagination sont annuelles[18], mais comme la publication a commencé et fini au milieu d'une année, les 5 volumes de la collection sont d'inégale importance, soit, 1787: 110 p.[19]; 1788: 228 p.; 1789: 218 p.; 1790: 211 p.; 1791: 120 p.

Une vingtaine de suppléments à pagination séparée, portant chacun un titre différent, ont été ajoutés de 1788 à 1791 aux numéros ordinaires[20].

Chaque numéro compte en principe 4 p., parfois 6, très rarement 8. Le texte de la première page se présente toujours sous forme de tables encadrées, celui des autres pages est imprimé sur deux colonnes. Le format est in-4º, chaque numéro constituant une demi-feuille ou une feuille. Les dimensions vont de 190 x 245 (exemplaires rognés) à 210 x 270 (exemplaires non rognés).

Aucune devise.

Illustrations: dans le numéro du 8 décembre 1787, planche soit gravure hors-texte, représentant le météore du 3 décembre, signée H. L'Evêque. Sculp. en 1787.[21]; dans le numéro du 19 juillet 1788, p. 120, bois gravé représentant des cerises attachées par deux et par trois au même pédicule, non signé; dans le supplément au numéro du 27 décembre 1788 intitulé Nouvelles Observations botanico-météorologiques, gravure hors-texte représentant un udomètre, signée H. L'Evêque d. & s.; dans le numéro du 25 avril 1789, gravure hors-texte intitulée Vue du pont de fer de Coalbrookdale dans le Shropshire, signée H.L'Evêque sc.; et dans le numéro du 30 juil. 1791, gravure dépliante hors-texte, représentant deux modèles d'échelles destinées à porter secours aux habitants de maisons incendiées, non signée mais datée de 1790[22].

4Publication L'adresse figurant à la fin du premier numéro du Journal de Genève: «A Genève. De l'imprimerie de Bonnant» correspond sans aucun doute à la réalité. Même si son nom ne réapparaît pas, Jean-Pierre Bonnant[23] semble avoir été le seul imprimeur du journal.

D'après un avis fréquemment imprimé à la fin des numéros, on souscrivait au journal «chez M. Paul[24], à 14 florins [de Genève] pour l'année et à 12 livres de France pour le rendre franc de port dans toute la Suisse».

Le prospectus avait annoncé que le journal commencerait à paraître aussitôt qu'il y aurait «un nombre suffisant de Souscrivans pour payer les frais qu'il exige» (p. 4). Le 11 juin 1787, le Comité général de la Société des arts doutait encore de la réussite du projet[25]. Si l'on en croit le pasteur Ami Dunant, le nombre des souscripteurs, au départ, avait tout de même atteint le chiffre de 400[26].

5Collaborateurs Fondateur du Journal de Genève pour en avoir le premier lancé l'idée au sein du Comité général de la Société des arts[27], Jaques PAUL[28] en fut aussi le véritable éditeur, au sens moderne du mot: c'est lui, on l'a vu, qui encaisse les souscriptions, c'est lui qui traite avec l'imprimeur[29], bref c'est lui, et non pas la Société des arts, qui assume la responsabilité financière de la publication[30].

La rédaction, en revanche, est collective: elle est assumée par une commission recrutée en son sein par la Société des arts dès le 22 janvier 1787 et composée, avec Jaques Paul lui-même, d'Horace-Bénédict de Saussure, de Jean Senebier et de Marc-Auguste Pictet, trois savants genevois en pleine force de l'âge auxquels un quatrième sera adjoint le 10 septembre 1787 en la personne de Pierre Prévost[31]. Il n'y a point de rédacteur en chef à proprement parler, mais il semble bien que Jean Senebier, auteur du prospectus, ait joué ce rôle.

Les principaux rédacteurs sont les membres mêmes de la commission: Jean Senebier, qui publie en feuilleton ses «Essais sur Genève» ancienne[32], H.-B. de Saussure, qui donne en primeur la relation des ses expéditions scientifiques alpestres (au sommet du Mont-Blanc et au col du Géant, notamment)[33], Marc-Auguste Pictet et Pierre Prévost. Il faut y ajouter le Dr Louis Odier, auteur des nombreuses chroniques médicales que le journal publie régulièrement depuis ses débuts[34].

Les collaborateurs occasionnels se recrutent presque exclusivement dans l'élite genevoise. Dans l'ordre alphabétique des noms (et jusqu'en juillet 1789), ce sont: le pasteur Henri Bastard, Jacques Bonnet, le pasteur et naturaliste Charles Bourrit, son père le «chantre des Alpes» Marc-Théodore Bourrit, le chirurgien [Pierre] Fine, le botaniste Paul Gaussen, le pharmacien et naturaliste Henri-Albert Gosse, le chirurgien [Louis] Jurine, l'astronome J.-A. Mallet, l'historien P.-H. Mallet, l'agronome F.-G. Maurice, l'arpenteur [G.-C.] Mayer père, [Aimé-Robert] Merle d'Aubigné, le pasteur [Pierre] Mouchon, le procureur général [F.-A.] Naville, le pasteur et professeur [Pierre] Picot, l'agronome [Charles] Pictet de Rochemont, le notaire [R.-G.-J.] Prévost-Dassier, le chirurgien Jean-Pierre Terras, le chimiste [P.-Fr] Tingry.

Parmi les rares signatures étrangères, on relèvera celles de Jean-Michel Cachat, «guide de Chamouni», de [Benjamin] Franklin[35] et du notaire Galliard de Bonneville.

6Contenu Le prospectus donne beaucoup de détails sur le contenu envisagé: «Ce Journal», dit-il, «sera composé de trois Parties»:

La première indiquera, à l'avance, le tems moyen, le lever et le coucher du Soleil et de la Lune, les conjonctions remarquables des Planètes. On y trouvera une suite d'Observations de la Météorologie instrumentale; c'est-à-dire, des Observations exactes du Baromètre, du Thermomètre, de l'Hygromètre, de l'Electromètre, de la quantité d'Eau évaporée et de celle qui tombe, du Vent qui a soufflé, et des variations de l'Aiguille aimantée pendant les sept jours écoulés avant la publication du Journal, avec une description de l'état du Ciel et des Météores qui auront été apperçus. On y donnera ce qui tient à la Météorologie naturelle; c'est-à-dire les tems de la pousse et de la chûte des Feuilles, de la floraison, de la maturité des Fruits dans diverses plantes usuelles; on y suivra le passage des Poissons et des Oiseaux, de même que l'apparition des Insectes qui vivent plus habituellement autour de nous. Enfin, on y marquera les différentes hauteurs du Lac, sa température et ses seiches[36].

On trouvera dans la Seconde Partie les Baptêmes et les Annonces de Mariage; les noms des Morts; les Maladies régnantes, et les principales précautions pour s'en préserver; toutes les Elections et Mutations faites dans tous les Corps de l'Etat; le commencement et la fin des Féries pour les Tribunaux et l'Académie, avec les heures des Leçons des Professeurs; le jour des Promotions, des Harangues inaugurales, des Thèses publiques et des Examens; toutes les Ordonnances de Police et les Réglemens lorsqu'ils paroîtront; l'heure de l'ouverture et de la fermeture des Portes; enfin, l'arrivée des Etrangers qui desireroient qu'elle fût connue.

La Troisième Partie rassemblera tout ce qui peut intéresser l'Economie domestique, les prix du Bled, des petites Graines, de l'Avoine, du Foin, de la Paille, de la Viande, des Œufs, du Beurre, pour la meilleure et la moindre qualité de ces denrées. On indiquera de même les prix du Bois et du Charbon, en spécifiant leurs différentes espèces. On y joindra le prix des Ouvriers de la campagne, et on y décrira les apparences des récoltes.

On s'empressera de publier dans ce Journal les découvertes utiles qu'on fera dans les Arts, sur-tout dans ceux qui sont rélatifs à l'économie. On y donnera le Cours des Changes; le prix des Fonds publics étrangers, et celui des Matières d'Or et d'Argent.

On publiera à la fin de chaque année un Résumé général pour les différens objets dont on se sera occupé dans ce Journal, lorsqu'ils en seront susceptibles; et on y joindra, s'il est possible, un dénombrement effectif des Habitans de la Ville.

En fait, ce programme ambitieux s'est quelque peu réduit à l'usage et le contenu du journal a pris assez rapidement la structure suivante:  En première page, sous forme de tables, les relevés du baromètre, du thermomètre, de l'hygromètre, de l'électromètre, l'état du ciel, la direction du vent, la pluie en 24 heures, l'évaporation en 24 heures, la température du lac, la déclinaison de la boussole, les heures du midi solaire, du lever et du coucher du soleil, du lever et du coucher de la lune, et de la fermeture des portes de la ville, la position des planètes (jusqu'au 31 janvier 1789), l'humidité de la terre (dès le 7 février 1789), le prix des denrées[37], le cours des changes de Genève et le salaire journalier des ouvriers de campagne;  En p. 2 et 3, le prix des matières d'or et d'argent, l'arrivée et le départ des barques de Morges et d'Ouchy, les annonces de mariages, le nombre des baptêmes, le rôle des morts, les testaments enregistrés, les émancipations, la date des féries, les élections, les nouveaux règlements, les avis publics, l'état de la végétation (ces six dernières rubriques paraissant beaucoup moins régulièrement que les six premières).  Les dernières pages sont remplies par des contributions, présentées pour la plupart sous forme de lettres signées ou non, sur l'actualité scientifique et médicale, les progrès industriels et techniques, la démographie[38], l'agronomie et l'économie domestique (sans oublier les problèmes de langue et l'historiographie de Genève).

Les principaux auteurs étudiés sont Spallanzani, Voltaire et surtout Jean-Jacques Rousseau, dont le journal publie plusieurs lettres inédites[39].

Centré sur les questions d'utilité publique, le Journal de Genève apparaît essentiellement comme le véhicule d'une vulgarisation scientifique de qualité[40].

Tables imprimées: pour 1787 et 1788, aux p. 225-228 de l'année 1788; pour 1789, aux p. 215-218 de cette année-là; pour 1790, aux p. 209-211 de cette année-là.

Il existe une table manuscrite pour 1791[41].

7Exemplaires Exemplaire étudié: ex. pers.

Exemplaires localisés: Archives d'Etat, Genève, 1971; B.P.U. Genève, Gf 359 (avec prospectus et numéro-spécimen); – Gf 359w; – Gf 359wa; Société de lecture, Genève, 3299; Société des arts, Genève; B.N., G 4547-4548 (avec prospectus, mais incomplet de l'année 1791).

8Bibliographie B.H.C., p. 630.

Aucune réédition ni contrefaçon connue. – Vallette G., «Coup d'œil sur le développement de la presse politique dans la Suisse romande», dans La Presse suisse, publ. par la Société de la presse suisse, Bern, Jent, 1896, p. 66-67. – Blaser F., Bibliographie der Schweiser Presse, Basel, Birkhäuser, 1956, t. I, p. 535. – Candaux J.-D., «Les gazettes helvétiques, inventaire provisoire», dans Couperus, p. 143-144. – Rivoire E., Bibliographie historique de Genève au XVIIIe siècle, Genève, J. Jullien [etc.], 1897, t. I, p. 522-523, nº 3304. – Crosnier J., La Société des arts et ses collections, Genève, «Nos anciens et leurs œuvres», 1910, p. 23-25. – Karmin O., «Le Journal de Genève comme source de l'histoire de la Révolution française (1789-1793)», Revue historique de la Révolution française, janv.-juin 1914, t. V, p. 336-343. – Kunz-Aubert U[lysse], «La Société des arts, le public et la presse à la fin du XVIIIe siècle», Société des arts, comptes rendus, 1927-1928, t. XXI, p. 486-510. – Lüthi K.J., «Typen aus der Schweizer Presse: ein Genfer Blatt des Jahres 1787 und seine Leser. Die Abonnenten des Journal de Genève», Die Presse, Organ für Druck-und Zeitungsfachleute, Février 1931, p. 3, mai 1931, p. 1-2.

Jean-Daniel CANDAUX

 

Δ 4. C'est à tort que Gaspard Vallette, Ulysse Kunz-Aubert, Karl J. Lüthi et Fritz Blaser (tous cités dans la bibliographie) laissent entendre que le Journal de Genève de 1792-1794 ne fait qu'un avec celui de 1787-1791.

Δ 5. Voir en dernier lieu Jean-Daniel Candaux, «Les gazettes helvétiques», p. 143-144.

Δ 6. Voir Emile Rivoire, Additions et corrections, Genève, A. Jullien [etc.], 1935, nº 6221. La datation proposée ici repose sur le fait que le texte contient des expressions propres au vocabulaire révolutionnaire (le «ci-devant Comte D'Ovilliers»).

Δ 7. Voir Emile Rivoire, nº 5505.

Δ 8. Voir Centenaire du «Journal de Genève». Un siècle de vie genevoise, Genève, Editions du Journal de Genève, 1929, in-4º, 202 p., fig., fac-sim.

Δ 9. Fac-similé de la première page de ce premier numéro dans Jules Crosnier, p. 25.

Δ 10. Un «Avis» inséré dans le numéro du 23 juillet 1791 annonce la fin de la publication. Dès le 6 juin précédent, le comité de la Société des arts avait décidé de ne pas continuer au-delà du dernier samedi de juillet, Jean Senebier ayant avoué à ses collègues que «le Journal de Genève se trouvoit depuis quelque temps absolument dépourvu et qu'il étoit impossible par cette raison de songer à le soutenir plus longtemps» (Genève, Société des arts, Procès-verbaux, t. III, p. 55). Manifestement, le nombre des abonnés n'était plus suffisant.

Δ 11. Archives d'Etat, Genève, RC 291, p. 221-222.

Δ 12. Censure préalable certes, mais entre gens de bonne compagnie, puisque le Petit Conseil en chargea le conseiller d'Etat Ami Lullin, qui était membre de la Société des arts et qui avait participé à l'élaboration du projet de publication du journal.

Δ 13. Le lundi 22 janvier 1787, le comité de la Société des arts nommait une commission pour examiner le projet que venait de lui soumettre Jaques Paul d'un «Journal d'observations météorologiques» et le lundi suivant, la commission rapportait déjà, en proposant «un plan plus étendu [...] contenu dans un Prospectus dressé par Mr le Pastr Senebier» (Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 58-59 et 60).

Δ 14. Archives d'Etat, Genève, RC 291, p. 187.

Δ 15. Décrit par Emile Rivoire, Additions et corrections, nº 2886a.

Δ 16. Le seul exemplaire conservé de ce spécimen paraît être celui de la collection cotée Gf 359 à la B.P.U. de Genève. Au bas du texte, on lit ces lignes: «Le Public est averti que la présente Feuille, uniquement destinée à donner une idée de la forme du Journal, ne contient que des articles imaginés au hasard et auxquels on ne doit ajouter aucune foi [etc.]».

Δ 17. B.P.U. Genève, ms. fr. 902, fº 40r, à la date du 4 août 1787. Ce prospectus est signalé par le Journal de Lausanne en date du 21 avril 1787 (p. 105).

Δ 18. Avec cette particularité que les numéros des samedis 3 janvier 1789, 2 janvier 1790 et 1er janvier 1791 constituent les derniers numéros des années 1788, 1789 et 1790 respectivement.

Δ 19. L'année 1787 ne compte en réalité que 92 p., car la p. 78, par une faute de typographie, est suivie de la p. 97.

Δ 20. La plupart d'entre eux sont décrits par Emile Rivoire, nº 2940, 2972, 3002, 3004, 3007, 3024, 3036a, 3043, 3048, 3078, 3105, 3116a, 3137b, 3163b, 3194, 3270a, 3293, 3296a et 3393.

Δ 21. Sur Henri L'Evêque (1769-1832), voir la notice d'A. Choisy dans Carl Brun, Schweizerisches Künstler-Lexikon, Frauenfeld, Huber, 1908, t. II, p. 252.

Δ 22. Sur cette gravure et celle de Christian Gottlob Geissler, datée de 1803, qui s'en inspire, voir José-A. Godoy, «Les échelles de l'Escalade et celles des pompiers genevois à la fin du XVIIIe siècle», Genava, 1980, nlle sér., t. XXVIII, p. 125-136.

Δ 23. Sur ce libraire-imprimeur, voir John R. Kleinschmidt, Les Imprimeurs et libraires de la République de Genève, 1700-1798, Genève, A. Jullien, 1948, p. 74-75.

Δ 24. Dès le samedi 13 septembre 1788, le texte précisera «chez M. Paul, Directeur de la machine hydraulique».

Δ 25. Et opinait «sur la convenance de faire un nouvel effort auprès du public pour augmenter le nombre des souscrivans en faveur du Journal Genevois qui a été projetté» (Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 93).

Δ 26. Journal ms. d'Ami Dunant, 4 août 1787 (B.P.U. Genève, ms. fr. 902, fº 40 rº).

Δ 27. Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 58-59 (22 janv. 1787).

Δ 28. Sur Jaques Paul (1733-1796) et ses deux fils Théodore-Marc (1760-1832) et Nicolas (1763-1805), voir Paul Schulé, «Une dynastie de “mécaniciens” et d'inventeurs: les Paul», Genava, 1981, nlle sér., t. XXIX, p. 139-149.

Δ 29. Voir la délibération du Comité général de la Société des arts du 24 mars 1788 (Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 179): «Vû ce qui a été rapporté par Monsr Paul des difficultés qu'il éprouve de la part du Sr Bonnant Imprimeur, pour obtenir le nombre exact des Exemplaires du Journal de Genève qu'il lui a commis [etc.]».

Δ 30. On proposera même au sein du Comité général de la Société des arts que le compte rendu des assemblées générales soit publié dans le Journal de Genève, par forme de supplément, aux frais de la Société, «nonobstant l'offre de Mr Paul de l'imprimer à ses propres frais» (Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 210, à la date du 26 mai 1788).

Δ 31. Société des arts, Procès-verbaux, t. II, p. 59 et 119.

Δ 32. Réunis un demi-siècle plus tard en un fascicule autographié de 64 p. in-4º intitulé Essai sur Genève.

Δ 33. Dans les numéros des 18 août 1787 (Mont-Blanc), 16 août, 1er nov., 22 nov. et Supplément au 20 déc. 1788 (col du Géant).

Δ 34. Son nom figure dans le corps de l'un de ses premiers articles (25 août 1787, p. 15), mais la plupart de ses chroniques ne sont pas signées. Cette collaboration est longuement évoquée par sa fille Amélie dans ses «Souvenirs» (B.P.U. Genève, ms. fr. 5656, XI, 38-82).

Δ 35. Si c'est bien à lui qu'il faut attribuer la «Lettre du Docteur Francklin [sic] sur les Sauvages du nord de l'Amérique», publiée dans le Journal de Genève du 4 avril 1789, p. 53 et 54.

Δ 36. Sur ces marées du Léman, voir les références données par W. Pierrehumbert, Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand, Neuchâtel, Victor Attinger, 1926, p. 558.

Δ 37. Surtout des céréales (froment, avoine, orge, «bled noir») et des bois (fayard rond, chêne rond, poirier, bois mêlés, sapin). A quoi vient s'ajouter le beurre à cuire.

Δ 38. C'est ainsi que le Journal de Genève du 6 juin 1789 publie (p. 94) un «Tableau alphabétique des différentes professions exercées dans Genève et du nombre d'hommes qu'elles emploient suivant le dénombrement de 1788».

Δ 39. Voir notamment les numéros des 13 décembre 1788 et 10 janvier 1789.

Δ 40. Et qui ne craint pas de faire son autocritique en publiant, dans son numéro du 2 août 1788, des «Considérations impartiales sur le Journal de Genève par un de ses Abonnés» (p. 127-128).

Δ 41. A la fin de mon propre exemplaire.

 


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