ISSN 2271-1813

 

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Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution 1789-1799

C O M M A N D E R

   

Dictionnaire des journaux 1600-1789, sous la direction de Jean Sgard, Paris, Universitas, 1991: notice 720

JOURNAL DU JOURNAL (1666)

1Titres Journal du Journal ou Censure de la Censure.

Continué par: Seconde Journaline de M. Le Fevre.

2Dates [Mai-juin] 1666; 1 volume. Le premier journal est une réponse au Journal des savants du 3 mai 1666; le second répond au J.S. du 12 juillet 1666.

3Description Le volume se compose de deux journaux séparés dans l'édition originale, réunis en un volume en 1670; la collection étudiée comporte également des numéros du Journal des savants. Pagination: 3-39 et 41-76 (ex. de Halle), 3-53 et 55-100 (ex. de Grenoble).

Edition originale in-4º, réédition 125 x 750, in-12 (format apparent in-16).

Devise: Felices artes essent, si de illis soli artifices judicarent, Quintilien.

4Publication Saumur.

5Collaborateurs Tanneguy LE FÈVRE (1615-1672).

6Contenu Ce journal veut être une réponse au Journal des savants sur les critiques adressées à Le Fèvre au sujet de ses lettres de 1665 (Epistolarum Partes I-II). En fait c'est une polémique sur les incorrections relevées par Le Fèvre chez plusieurs auteurs latins, en particulier chez Tite-Live, et sur la traduction des Harangueuses d'Aristophane.

7Exemplaires Franckesche Stiftungen, Halle, 112 L.18; B.N., Z 4133-4134 (éd. de Saumur, in-4º, 1666); Z 7229-7230 (éd. Elzevier, 1670); B.M. Grenoble, Presse 1422 (éd. Elzevier, 1670).

8Bibliographie Rééditions: Elzevier, 1670 en 78 p. et Elzevier, 1670 en 100 p.

Mention dans Camusat, Histoire critique des journaux, Amsterdam, Bernard, 1734, t. I, art. IX, «Différend de M. Gallois avec Tannegui Le Fèvre», p. 289-303.

Historique En mai 1666, Tannegui Le Fèvre, professeur à l'Académie protestante de Saumur, est critiqué par Jean Gallois, directeur du Journal des savants, au sujet de ses traductions d'auteurs latins et grecs. La querelle aurait fait moins de bruit si elle n'avait mis aux prises, pour la première fois, un auteur connu et un journaliste. Le Fèvre conteste à «G.P.» (Gallois Parisiensis) le droit de le critiquer, et par souci de parodie plus que d'efficacité, il crée son propre «journal», puis sa «journaline». Il mentionne au passage l'apparition du mot «journaliste»: «C'est donc un redoutable ouvrier, mon très cher, que ce nouveau Journaliste des Savants (car vous me permettez de dire Journaliste, et non pas Journalier, ainsi que volontiers vous direz Annaliste, mille fois plutôt qu'Annalier)» (p. 3).

Cette querelle érudite apparaît ainsi comme un moment important de l'histoire de la presse. A ce titre, Bayle la mentionne dans son Dictionnaire (art. «Aristarque», note C), et Camusat la rapporte tout au long dans son Histoire critique des journaux.

Jean SGARD

 


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© Universitas 1991-2017, ISBN 978-2-84559-070-0 (édition électronique)